Pat, pierre, Bruno, ced - trail de la vallée des lacs 2009
Dimanche 31 mai 2009, gerardmer (Vosges), il est 4h30 du mat, le réveil sonne dans l’auberge où nous avons pris notre chambre .Les mines ne sont pas trop enjouées dure, dure, préparation de notre matériel, le petit déjeuner sera offert par la direction de course dans une salle à côté du départ, nous en sommes à 5 minutes en voiture.
6 h30 petit dej pris, nous nous préparons, nok sur les pieds pour éviter les ampoules, pommade chauffante etc. etc.nos camelback sont remplis et première petite foulées pour le réveil musculaire.
6h55 briefing sur la ligne de départ, la température extérieur est bonne ni trop chaude, ni trop froide.
Compte à rebours et à 7h pétante le départ est donné.
Nous sommes 450 traileurs à prendre les pistes pour essayer de passer la première barrière horaire qui est au 20eme km ou se trouve le premier ravito.
La première heure est dure pour mes pattes, on cours sur un rythme élevé, je n’ai pas trop de sensation, pour Bruno, pierre et pat pas de problème ça déroule.
5 eme kilomètres, j’ai toujours cette impression de jambe lourde et il nous reste encore 53.5 km à parcourir.Je décide de virer mon coupe vent, je voie pas mal de gars en manche courte, pat m’aide à l’enlever, on le met dans le camelback et tous ça en courant pour ne pas perdre Bruno et pierre.
Quelques minutes passent et ouf ! les sensations reviennent j’avais tellement peur de me les geler que je me suis trop couvert, le moteur était entrain de chauffer.
La première difficulté arrive la montée au grouvelin courte, mais c’est la première, le temps de la mise en jambe, pas de problème, nous continuons de dérouler. Bruno mène toujours le train nous sommes en gros à du 11 de moyenne.
13 eme kilomètre grosse descente de 3km, très pentu, c’est là que les quadriceps vont être mis à rude épreuve suivi d’une très grosse monté .Pour Bruno début du calvaire, pris d’énorme crampes, malgré tout il veut continuer !
Il nous reste à parcourir une légère descente d’environ 2km pour atteindre le 1er ravito, ce sera un calvaire pour lui.
Col du brabant 20km le ravito, nous avons 1h15 d’avance sur la barrière horaire, Bruno nous annonce sont abandons, il souffre de crampe énorme, avec 1 mois et demi d’arrêt suite à une blessure et très peu d’entraînement, nous sommes déjà content qu’il est pu prendre le départ, la blessure est terminé, juste des crampes
« Maintenant je vais vous suivre de l’extérieur ».
Remplissage d’eau de nos Camel quelques fruits, du chocolat, un morceau de fromage pour le salé et c’est reparti.
Nous continuons sur notre lancé, la prochaine barrière horaire est au 40 eme kilomètres en haut du Hohneck et nouveau ravito.
Nous n’en sommes pas la !
30eme kilo pat ralenti, coup de mou pour lui.
Nous arrivons sur le premier point d’eau, Bruno et la famille de pierre sont là pour nous encouragé, ça fait du bien au moral.
Pierre en profite pour se nettoyer le genou suite à une belle chute dans une descente.
Montée du Ferscmuss, pierre ralenti, et nous voyons arrivé derrière nous pat, nous revoilà tous les trois au 35eme km.
Monté du Hohneck, pat et dans le ventre mou, il voudra abandonner au prochain ravito, pierre a pas mal ralenti ,il préfère gérer ,il nous reste encore 33 km , je suis pas trop mal, je continu sur le rythme et ralentirai si il faut pour le moment ça va .
Arrivé au ravito 40eme kilomètre point le plus haut (le Hohneck 1363 m d’altitude), du à un vent fort et surtout froid la sécurité de course à décider de placer le ravito 50m plus bas du sommet à l’abri du vent.
Donc confirmation ça caille grave et surtout ça ventile, j’aperçois Bruno et la famille de pierre « allez mon bibi » ça c’est Bruno !!
Je ne resterai pas longtemps au ravito, le froid nous transit, je commence de partir et pierre arrive, il décide de se remettre de la nok, il a choppé quelques ampoules, suivit de pat qui avec les encouragements de Bruno décide de repartir « allez jusqu’au bout les gars » !
Une belle est longue descente commence environ 9 km, j’ai pris un rythme assez tranquille, j’ai le tendon d’Achille gauche qui commence sérieusement à me brûler certainement un début de tendinite.
Derrière moi pat rejoint pierre, ils ont retrouvé de la fraîcheur, ils déroulent assez fort.
Passage d’une belle cascade de rochers et de cailloux, montée à l’aide de corde, pour rejoindre une piste, mais attention que de quelques mètres, les lacs et les paysages sont magnifique.
Plus que deux belles montées, une descente hard, et la ligne d’arriver…
L’avant dernière grimpette est très pentu les cuisses chauffes et j’ai de plus en plus mal à se talon, pierre et pat sont ensemble tout va bien, mal au cuisse mais ça va.
La deuxième monté est moins pentu que je le pensais ,ça remonte le moral, j’attaque le dernier bout une magnifique descente de piste de ski, qui va nous exploser les quadriceps, j’aperçois la ligne d’arriver et les mots d’encouragement de Bruno, ça y ai la ligne est passé, juste derrière moi arrive pierre suivit de très prêt par pat, ils franchissent à leurs tour la ligne d’arrivée…
Génial !! Avec un bon mal de cuisse, on va allez casser la croûte, repas qui est nous ai offert par la direction de course.
Et voilà !!! Merci a tous d’avoir pris le temps de lire ce récit, il est difficile de faire ressortir les émotions tellement le trail est excellent mais aussi dure,
Un gros bravo à l’organisation de course qui a eu beaucoup de problème car il faut le savoir deux jours avant le trail allait être annulé.
Et surtout n’oublions pas une chose les traileurs ne sont pas la pour salir la montagne mais nous en sommes les premiers les défenseurs.
Un gros merci a la famille de pierre.